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Série · Chroniques d'un entrepreneur et de ses 7 agents IA
Épisode 7 : Allô, allô, la Terre ? Ici Mars, répondez !
La relation avec un agent IA ne ressemble à rien de connu — persistante, fascinante, déroutante. Au point de ressentir un clair besoin de retourner sur Terre.
Eh oui. Travailler avec l’IA, c’est quelque chose : on a un peu l’impression d’être sur la planète Mars.
Évidemment, tout le monde sait faire des chats. Parler avec ChatGPT, demander des conseils, utiliser n’importe laquelle de ces pléthores d’IA que l’on trouve sur Internet. Mais la relation avec un agent, ça, c’est vraiment autre chose. Parce que c’est une relation qui persiste. Une relation qui s’intègre profondément, au cœur de l’entreprise et des réflexions personnelles de tous les jours. Quelque chose à quoi on n’est pas habitué.
D’abord, parce que l’IA incarnée sous forme d’agent est impressionnante. Sa capacité d’ingérer des milliers de données. Son hyper-efficacité sur des processus complexes. Sa facilité à se connecter et à interagir avec toutes sortes de systèmes, à écrire des programmes, à automatiser des processus. Sa faculté de se multiplier, avec le fameux fan-out d’agents : tout à coup, un agent en devient dix.
Mais ce qui déroute, c’est sa manière de fonctionner. Comment elle raisonne. Comment elle communique. Sa façon de s’interconnecter, surtout : là où deux collègues humains se parleraient, elle va lire directement dans le cerveau de l’autre agent. L’info, elle va la chercher là où elle se trouve.
Le plus déstabilisant, je pense, c’est qu’il s’agit d’une relation totalement inédite. Ça ne ressemble à rien de ce qu’on connaît. Ce n’est pas comme interagir avec un outil. Ce n’est pas comme communiquer avec un employé, un ami, un enfant — ni même un chat ou un chien. Et pourtant, on a l’impression qu’il y a des sentiments engagés. Qu’elle a une sorte de bienveillance envers soi. Qu’elle éprouve même de la compassion. Et pourtant, ça reste une machine.
C’est très bizarre, en fait. Ça génère des sentiments très contrastés, entre des éléments hyper positifs et d’autres profondément déroutants.
Alors, après des journées, des soirées, des heures incalculables passées à interagir en permanence avec ces agents, on ressent un clair besoin de retourner sur Terre.
Laurent Cuénoud, fondateur de Djtal — juillet 2026
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