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Chroniques d'un entrepreneur et de ses agents IA · Épisode 16 : Des tokens, des tokens, qui veut des tokens ?
Épisode 16 d'une série vécue : une traduction de site lancée la nuit, des sous-agents sur Fable et le quota Claude Code de la semaine épuisé à 4 heures.

Quiconque travaille avec Claude Code se reconnaîtra dans ma mésaventure.
Je parle de la version qu’on pilote depuis le terminal de son ordinateur, celle qui permet d’aller beaucoup plus loin et de faire faire à sa machine à peu près tout ce qu’on a toujours rêvé d’automatiser.
Mercredi, j’ai entrepris la traduction du site de Djtal en anglais. On peut miser sur la traduction automatique de Google, ou installer un outil comme Weglot. Mais si l’on veut une version de qualité, que les moteurs de recherche et les assistants IA mettent en avant, une vraie traduction vaut la peine. Surtout dans notre région, où la communauté anglophone est nombreuse.
Le cadre technique s’est mis en place sans accroc : architecture, structure, logique de navigation. Rien de visible pour le public à ce stade. Restait le gros morceau, le contenu des pages.
Mercredi soir, juste avant d’aller me coucher, je lance Iris sur le chantier, comme d’habitude. Elle travaille pendant que je dors et le matin tout est terminé.
C’est génial.
Sauf qu’Iris, soucieuse de bien faire, a lancé des fan-outs d’agents.
Pour ceux qui ne connaissent pas : un agent peut créer, le temps d’une tâche, d’autres agents qui travaillent chacun sur une partie. À la fin, l’agent principal récolte leur production, en fait la synthèse et l’intègre au projet. Je m’en sers souvent, c’est diablement efficace. Mais ça consomme des tokens…
J’avais sous-estimé l’ampleur du travail sur les quatre-vingt-dix pages du site. Et chaque sous-agent a hérité du modèle d’Iris : Fable !
Mercredi soir, ma jauge hebdomadaire Fable était à 30%, avec un renouvellement dimanche matin. Tout roulait. À 4 heures du matin, paf ! tout s’est arrêté. Limite atteinte.
J’ai pourtant l’abonnement Max 20x, le plus élevé qu’Anthropic propose à un utilisateur individuel.
Rien de grave, je peux passer sur Opus 5.5 ou utiliser des crédits. Mais la leçon est bonne : je le savais et je me suis fait avoir quand même.
Le lendemain matin, j’ai donc repris le dossier avec ma stratège, Sofia. Désormais, sur les gros projets, chaque tâche reçoit le modèle le plus adapté.
Iris reste sur Fable, que je préfère pour la rédaction. Elle confie la relecture et les aspects techniques à Opus, l’étude des contenus et les traductions à Sonnet, les recherches ciblées à Haiku, le plus économe. Tout remonte à Iris, qui produit la version finale, sans altérer la qualité.
Ces tokens, on finit toujours par en manquer, même avec la plus grosse licence.
Laurent Cuénoud, fondateur de Djtal, octobre 2026
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